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À quoi sert un cahier des charges de refonte ?
Un cahier des charges décrit ce que votre site doit devenir, et pourquoi. Il sert à trois choses : aligner les personnes de votre entreprise sur les objectifs, obtenir des devis que vous pouvez vraiment comparer, et garder une référence commune pendant tout le projet.
Il n’a pas besoin d’être long. Un document clair de quelques pages vaut mieux qu’un dossier de cinquante pages que personne ne lit. L’essentiel : dire ce qui ne va pas aujourd’hui, ce que vous attendez demain, et ce qui ne doit surtout pas être perdu.
1. Le contexte et les objectifs
Présentez votre activité en quelques lignes, puis la raison de la refonte : un site daté, trop lent, difficile à modifier, ou qui n’apporte pas de demandes de contact. Fixez ensuite deux ou trois objectifs mesurables, par exemple plus de demandes de devis, un site modifiable sans prestataire ou une version en anglais.
Un objectif précis guide tous les choix qui suivent : la structure, le design, les fonctionnalités.
2. L’état des lieux du site actuel
Listez ce qui fonctionne et ce qui bloque. Si vous avez des statistiques (Google Search Console, outil de mesure d’audience), notez les pages les plus visitées et les recherches qui vous amènent des visiteurs : ce sont elles qu’il faudra protéger.
- Les pages qui attirent des visites ou des contacts
- Les contenus à reprendre, à réécrire ou à supprimer
- Les problèmes connus : lenteur, affichage sur mobile, formulaires, mises à jour
3. Les cibles et leurs parcours
Qui doit trouver quoi ? Décrivez vos visiteurs types (clients, partenaires, candidats) et l’action que vous attendez de chacun : demander un devis, prendre rendez‑vous, télécharger un document. Un bon parcours tient en peu d’étapes.
4. L’arborescence
L’arborescence, c’est la liste des pages et leur place dans le menu. Partez de l’existant, regroupez, simplifiez, et indiquez les pages à créer ou à fusionner. C’est aussi la base du référencement : chaque page importante doit répondre à une recherche précise.
5. Les contenus
Qui écrit les textes, qui fournit les photos ? C’est souvent ce qui retarde une refonte. Précisez si les contenus sont repris tels quels, réorganisés ou réécrits, et qui s’en charge.
6. Les fonctionnalités
Listez ce que le site doit faire, en séparant l’indispensable du souhaitable :
- Formulaires de contact ou de devis
- Contenus modifiables par vous (pages, actualités)
- Espace client, prise de rendez‑vous
- Site bilingue
- Liens avec vos outils existants (gestion des clients, agenda, facturation)
7. Le design et l’image de marque
Joignez votre charte graphique si elle existe (logo, couleurs, typographies), et quelques sites que vous aimez, en expliquant pourquoi. Dites aussi ce que vous ne voulez plus voir. Ces exemples font gagner beaucoup de temps.
8. Le référencement et la migration
C’est le point le plus souvent oublié, et le plus risqué. Une refonte change souvent les adresses des pages : sans redirections, les pages déjà présentes sur Google disparaissent et les visites chutent.
- La liste des adresses actuelles et de leur nouvelle adresse (redirections 301)
- La reprise des titres et descriptions des pages qui marchent
- Les vérifications après la mise en ligne, dans Google Search Console
9. Les contraintes techniques
Nom de domaine, hébergement, outils à conserver, accessibilité, exigences de sécurité : notez ce qui est imposé. Si vous n’êtes pas sûr, dites‑le simplement. C’est au prestataire de proposer des solutions et de les expliquer clairement.
10. Le budget et le calendrier
Donnez une fourchette de budget, même large : elle permet de proposer le bon périmètre au lieu d’un devis hors sujet. Indiquez aussi la date de mise en ligne souhaitée, et si elle est liée à un événement. Avec une date fixe, on garde pour le lancement ce qui compte vraiment, et le reste suit.
Exemple de plan à copier
Voici un plan simple, à reprendre et à compléter :
- Présentation de l’entreprise et raison de la refonte
- Objectifs mesurables, deux ou trois
- État des lieux : ce qui marche, ce qui bloque, statistiques
- Cibles et actions attendues
- Arborescence proposée
- Contenus : repris, réécrits, à créer
- Fonctionnalités : indispensables, souhaitables
- Design : charte, exemples aimés, à éviter
- Référencement : pages à protéger, redirections
- Contraintes techniques
- Budget, date de mise en ligne, interlocuteur
Les erreurs à éviter
- Décrire des solutions au lieu de besoins : dites ce que le site doit permettre, pas quel outil utiliser.
- Oublier les redirections des anciennes pages.
- Tout vouloir au lancement : une refonte peut se faire par étapes.
- Ne pas désigner de décideur : les validations traînent, et le projet aussi.
Et ensuite ?
Avec ce document, vous pouvez demander des devis. Chez KODAPT, l’analyse de départ sert justement à choisir entre une refonte de site internet partielle ou complète, avant tout devis. Vous pouvez aussi estimer le prix de votre refonte en décrivant votre projet en 2 minutes.
Questions fréquentes
Qui doit rédiger le cahier des charges d’une refonte ?
Vous, avec les personnes qui utilisent le site au quotidien. Le prestataire peut vous aider à le compléter, car il sait quelles questions poser. L’important est que les objectifs viennent de vous.
Combien de pages doit faire un cahier des charges ?
Il n’y a pas de règle. Pour un site vitrine, quelques pages suffisent souvent. Mieux vaut un document court et précis qu’un long dossier flou.
Faut‑il un cahier des charges pour une refonte partielle ?
Oui, même court : il précise ce qui change et ce qui reste, pour que la refonte ne déborde pas.